Carnet de voyage
Je vous laisse découvrir la suite de ce merveilleux voyage.
Bonne visite
Une exposition de sculptures de sable a lieu du 26 mai au 2 septembre au Touquet-Paris-Plage tous les jours de 10 à 18 heures,
A ne pas manquer.
Isis
La construction de la pyramide de Khéops qui demeurait une énigme, semble enfin avoir une explication, ci-dessous une coupure de journal.
A défaut de partir en Egypte, je me suis rendue avec des amis, au Grand Palais, nous avons visité l'exposition "Les Trésors engloutis d'Egypte", une pure merveille, j'ai pris quelques photos, malgré l'interdiction.
Le calendrier de l'Égypte antique, (également appelé calendrier nilotique) était axé sur les fluctuations annuelles du Nil et avait comme but premier la régulation des travaux agricoles au cours de l'année. Les Égyptiens définissaient d'ailleurs l'année comme « le temps nécessaire pour une récolte » et le hiéroglyphe qui la désigne est une jeune pousse avec un bourgeon (renpet).
Le calendrier égyptien était basé sur les cycles lunaires (30 jours à peu près) (cf. Lune) et la récurrence annuelle du lever héliaque de l'étoile Sothis (Sirius), vers le 19 juillet de notre calendrier. L'année était divisée en 3 saisons en fonction de la crue du Nil et de son impact sur l'environnement :
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Akhet (Akhit) « Inondation » (3?t) |
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Peret (Perit) « Émergence (des terres) » (prt, décrue du Nil, germination, saison fraîche) |
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Chemou (Shemou) « Chaleur » (?mw, été, saison des récoltes et de leur taxation) |
Chaque saison comprenait 4 mois de 30 jours chacun. Les cinq jours restants (six à partir de l'époque romaine) étaient appelés jours additionnels ou épagomènes. Ils étaient ajoutés à la fin du calendrier, entre le dernier jour de la saison Shemou et le premier jour de la saison Akhet. Les jours épagomènes étaient considérés comme jours de naissance des grands dieux d?État qu'étaient, dans l'ordre, Osiris, Isis, Horus, Seth et Nephthys. Chaque mois était découpé en trois périodes de dix jours, les décades. Les journées avaient une durée de vingt-quatre heures.
Les mois de l'année à l'époque des Ptolémées :
| Saison | Mois |
|---|---|
| Akhet | Thout (Thot) |
| Phaophi (Pa n Ipt, celui de Karnak, Amon) | |
| Athyr (Hathor) | |
| Choeac ou Khoiak (kA Hr kA) | |
| Peret | Tybi (tA aAbt, l'offrande) |
| Méchir ou Mekhir (pA n mxrw, celui de Mekher) | |
| Phaminoth ou Phamenoth (pA n ImnHtp, celui d'Amenhotep) | |
| Pharmouti (pA n Rnnwtt, celui de Rennoutet) | |
| Chemou | Pachon ou Pakhon (pA n xnsw, celui de Khonsou) |
| Payni (pA n int, celui du ouadi) | |
| Epiphi ou Epiph (ip ipi, fête de Ipipi) | |
| Mésori ou Mesore (mswt Ra, naissance de Rê) |
Note : Les noms des mois sont donnés en langue copte avec leurs équivalents hiéroglyphiques du Nouvel Empire.
Le premier jour de la saison Akhet correspondait approximativement au début de l?inondation. Pour les Égyptiens, la montée des eaux était un événement majeur à plus d?un titre : d?une part, elle mettait fin à la saison sèche, et d?autre part, de son importance dépendait la qualité des récoltes, une crue trop faible pouvant entraîner une famine alors qu'une crue trop forte pouvait causer des inondations dévastatrices. La montée des eaux intervenait peu de temps après le lever héliaque de l'étoile Sothis (Sirius) dans le ciel égyptien. L'apparition de l'étoile constituait un repère indispensable au paysan égyptien, qui ne pouvait se fier au calendrier civil en raison d?un décalage de plus en plus important entre l?année civile de 365 jours et l?année solaire, année de 365 jours et 6 heures à peu près. Ce décalage était d?environ un jour tous les quatre ans. Cependant, après 1460 ans, il y avait de nouveau concordance entre les calendriers civil et solaire, le lever héliaque de Sothis coïncidant de nouveau avec le premier jour de la saison Akhet. Cette période de 1460 ans est appelée période sothiaque par les astronomes ; elle permet d?établir la chronologie de l?histoire pharaonique, car les Égyptiens ignoraient les dates absolues.
Bien qu'ayant abandonné très tôt leur calendrier astronomique pour un calendrier civil, les Égyptiens ne s'étaient pas pour autant désintéressés de l'astronomie, bien au contraire. On leur doit notamment les plus anciennes cartes du ciel connues et l'on sait qu'ils avaient une connaissance approfondie des phénomènes astronomiques, connaissance basée sur l'observation quotidienne et méthodique des astres.
Les astronomes grecs empruntèrent leur calendrier civil aux Égyptiens et, avec quelques modifications, il fut utilisé jusqu'à la fin du Moyen Âge.
Le Nouvel an tombe le premier janvier, c'est le premier jour de l'année selon le calendrier grégorien. Le premier janvier correspond au solstice d'hiver pour l'hémisphère nord.
Le jour du premier janvier, il est de tradition d'organiser un grand déjeuner familial pour fêter l'arrivée de la nouvelle année en famille. Le repas du nouvel an est souvent l'occasion de donner des étrennes aux enfants, pour certains cette tradition vient de la Rome antique où les romains s'échangeaient des pièces et des médailles à l'occasion du changement d'année.
Tout comme le réveillon, le repas du nouvel an doit être un repas d'abondance et de profusion.
La veille du nouvel an est le 31 janvier. Le réveillon donne lieu à une grande fête destinée à enterrer l'ancienne année et célébrer la nouvelle année. En fait, quand on parle de nouvel an on évoque généralement le réveillon de la saint Sylvestre qui a lieu le 31 décembre de chaque année.
Pour l'histoire du nouvel an
La fête du nouvel an ne s'est pas toujours déroulée le 1er janvier !
La tradition du Nouvel An remonte à Babylone environ 2000 ans avant Jésus-Christ. Les babyloniens organisaient une fête en l'honneur du dieu Mardouk qui protégeait les récoltes. Cette fête se déroulait au printemps.
Le nouvel an n'est pas toujours tombé le 1 er janvier, la date a changé selon les époques et les calendriers en vigueur. Sous le calendrier julien instauré par Jules César et le calendrier grégorien, le premier janvier est le premier jour de l'année. Avant et après Jules César l'année ne commençait pas le 1er janvier. Il faut attendre l'instauration du calendrier grégorien du pape Grégoire XIII pour que l'année commence le 1er janvier.
En cette période de fêtes, je souhaite aux français résidant en Egypte, mais aussi aux lecteurs de France et d'ailleurs de JOYEUSES FETES de NOEL, un petit clin d'oeil à Théti qui est rentrée de son voyage avec, je le suppose de belles images plein les yeux.
Ach: Dieu du désert de Libye proche de Seth.
Ageb: Entité bélier, personnifiant l'inondation. Dans les Textes des Sarcophages il fournit des vivres au défunt et garantit l'abondance des autels.
Aheqet: Déesse à tête de grenouille, symbolisant la vie et la fécondité. C'est elle qui tend le signe de la vie au nez de l'enfant modelé par Khnoum. Elle était déesse de Hirour, tout près de l'actuel Achmounein.
Aker : Dieu terre primitif. Il est symbolisé par deux protomés de lion ou par deux têtes d'hommes aux visages opposés.
Dans l'autre monde, il assure le passage de Rê sur son dos. Les Akerou (dieu terre), pluriel d'Aker, sont des divinités primordiales de la terre, qui ont sans doute précèdé Geb.
Amonèt: Forme féminine associée au dieu Amon de Karnak, représentée sous la forme d'une femme portant la couronne rouge. Aux époques tardives elle forme avec Amon l'un des couples de l'ogdoade.
Amon: A l?origine c?était le dieu local des tribus de la zone de Thèbes. Lorsque les princes de Thèbes s?emparèrent du trône d?Egypte, Amon devint la divinité suprême du panthéon, assimilé au dieu solaire Rê sous le nom d?Amon-Rê. Le plus grand temple d?Amon était celui de Karnak. Ses prêtes rivalisaient en puissance avec le pharaon. L?oie (selon le mythe du soleil naîtrait d?un ?uf primodial) et le bélier aux cornes recourbées lui étaient dédiées. Il est généralement représenté sous forme humaine avec un casque portant deux plumes verticales, son animal sacré est le bélier. Il est l'époux de Mout et le père du dieu Khonsou.
Amset (Imséti): L?un des quatre génies funéraires dits «fils d?Horus», qui avaient pour tâche de garder les viscères du corps du défunt.
Anat: Déesse asiatique dont le culte fut introduit en Égypte lors de la domination Hyksôs (IIe période intermédiaire). Elle devint une forme d'Hathor, vénérée durant le Nouvel Empire et à l'époque ramesside. Cette déesse guerrière, qui protège le souverain au combat devint, avec Astarté, dans le panthéon égyptien, la fille de Rê et la femme de Seth.
Andj: Dieu du 21e porche.
Andjety: Cette très ancienne divinité semble bien avoir été une sorte de précurseur à Osiris qui, en tant que divinité funéraire, finit par le supplanter. Figure régalienne, il pourrait avoir été le prototype humain d'Osiris, en tant que premier dieu-roi sur terre.
Anouket : Déesse égyptienne locale, vénérée dans la région plus méridionale de l?Egypte, sur l?île de Sehel dont elle est la gardienne, ainsi qu?à Assouan en tant qu?épouse de Khnoum.
Anty: Le « Griffu » - Dieu faucon guerrier représenté dans une barque, possédant des aspects de Seth. Il était vénéré avec Matit dans le XIIe nome de Haute Égypte.
Anubis: Il est le fils illégitime d'Osiris et de Nephtys, la s?ur d'Isis. C'est lui qui a fait la toute première momie : celle d'Osiris. Grâce à ce rite, le corps de son père a pu renaître. Depuis lors, Anubis est le dieu des embaumeurs. Il joue aussi un rôle important dans l'au-delà puisque chargé de conduire les hommes défunts devant Osiris. On le représente avec une tête de chacal et il peut même prendre le corps de cet animal du désert.
Apedemak: Dieu lion des Méroïtes, maître de la guerre et de la fertilité. Adoré dans le « temple du Lion » de Naga et de Nasawarat es-Sofra.
Apérètisèt: Mère de Kolanthès et compagne de Min, dont le nom signifie « celle qui équipe le trône ». Apérètisèt est représentée portant la coiffure hathorique.
Api: Désignation du disque solaire figuré comme un scarabée muni des ailes du faucon. Son images symbolise les deux étapes majeures de la course du soleil.
Apis: Nom que l?on donnait aux taureaux sacrés de Memphis, au manteau noir marqué d?un triangle blanc sur le front et d?un vautour aux ailes déployés sur le dos. Vénérés dans l?antiquité, ils furent assimilés au soleil et étaient représentés avec le disque solaire entre les cornes. A l?époque ptolémaïque, ils furent dédiés à Sérapis et enterrés dans le Serapeum de Memphis.
Apophis (Apopis): Serpent de taille gigantesque.
Arensnouphis: Dieu Nubien qui possédait un temple à Philae.
Ash: Divinité contrôlant les produits des oasis du désert Libyque et les vignobles du Delta occidental. Représenté comme un personnage hiéracocéphale ou à tête humaine, il est mentionné depuis l'époque Thinite.
Astarté: Déesse phénicienne de la fécondité, mais aussi divinité belliqueuse. Son culte s'implanta à Memphis sous l'époque ramesside. Astarté fut intégrée aux panthéons locaux comme fille de Rê ou de Ptah et compagne de Seth ou de Baâl.
Aton: Le dieu solaire divinisé, dispensateur de vie, déclaré divinité unique par la réforme religieuse entreprise à la période d?Amarna par le Pharaon Akhenaton. Aton devint le symbole principal du monothéisme solaire et fut considéré comme la puissance universelle qui dispensait la lumière, la chaleur et la vie au genre humain.
Atoum: Considéré comme le dieu primitif d'Héliopolis. Dieu anthropomorphe dont le nom signifie « la totalité » ou « le néant ». Assimilé au soleil du soir il se place à la tête de l'ennéade héliopolitaine.
La DAHABIEH, pour naviguer comme au XIXe siècle.
C'est une embarcation historique, qui passe inaperçue sur les eaux du Nil. La Dahabieh égyptienne a été remise au goût du jour par Wally Aziz, guide touristique qui s'est passionné pour ces bateaux incomparables, dignes de la civilisation de son pays.
Littérallement la Dahabieh signifie "maison sur un bateau".Depuis les temps les plus reculés, on ne pouvait concevoir un déplacement en Egypte que par bateau , les crues du Nil empêchant d'établir un vrai système de routes longeant le fleuve. Les Egyptiens ont appris à vivre grâce et avec le Nil. La barque solaire de Khéops est d'ailleurs très certainement la première forme de Dahabieh connue.
Fasciné par ces bateaux, le propriétaire des deux lazuli a longuement étudié leur histoire... au musée de la marine, à Paris. "Les Dahabiehs étaient des bateaux nobles, des bateaux de riches, très prisés au XIXe sièclee par les Anglais" explique Wally. Il s'inscrit dans la tradition et dénonce les "contrefaçons": "Sur les lazuli, il n'y a pas de moteur. Ceux qui en metent un sont obligés de modifier la coque. Le bateau n'est plus fidèle à sa conception...". Ni à sa particularité d'avoir un faible tirant d'eau (60 cm) qui lui permet de venir accoster partout.
Voyager à bord du Lazuli, c'est donc avancer au gré du vent qui gonfle les voiles... ou tracté par un remorqueur. Un art art de naviguer, sans concessions à la modernité, auquel participe l'équipage, disponible et souriant. Au fait, d'où vient le nom Lazuli? "De la pierre divine qu'est le lapis lazuli". C'est qu'en Egypte, les dieux anciens et leurs légendes sont partout. Y compris dans le lit du Nil..
| Ouserma Rê (Ramsès II) Le Bâtisseur Naissance : Egypte- Décès : Egypte, 1237 avant J.C.
XIXème dynastie thébaine Roi : Egypte de 1304 à 1237 avant J.C. Fils de Tuya et Meriamon Menpehti Rê (Séthi Ier) Frère de Tia Nom d'Horus : Ouserma Rê
Ramsès II Ramsès II devient pharaon à l'âge de 25 ans. Dans un premier temps co-régnant, il assumera ensuite seul le pouvoir jusqu'à l'âge de 90 ans. |
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Il héritera de l'empire constitué par son lointain prédécesseur, Touthmôsis III et renforcé par son père Séthi Ier. Son royaume s'étendait des rives du Tigre et de l'Euphrate, à l'Est, à la Libye, à l'Ouest, au Soudan, au Sud et aux îles de la mer Egée, au Nord. Il se mariera à six reprises, dont une fois avec sa soeur et trois fois avec ses filles. Son harem ne comptera pas moins de deux cents concubines qui lui donneront au total plus d'une centaine d'enfants.
Il conduira plus de vingt campagnes militaires et autorisera les Juifs à rentrer en Terre Promise. La bataille de Qadesh sur les rives de L'Oronte en Syrie, vers 1285 avant Jésus-Christ, constitue son fait d'arme le plus marquant. Il opposera le nouveau roi d'Egypte à Mouwatalli, roi de Hittites, qui était parvenu à coaliser plus de vingt peuples afin de prendre le contrôle de la région. Maintes fois représentée sur des bas-reliefs à la gloire du pharaon, cette bataille est décrite en détail dans un long poème épique connu sous le nom de Penthaour. Ramsès II se trouvait à la tête d'une armée de 20.000 hommes, chars et infanterie inclus, constituée de quatre divisions portant les noms d'Amon, de Prê, de Ptah et de Séti et séparées les unes des autres de quelques kilomètres. Le pharaon se trouvait dans la première d'entre elles. Les Hittites mèneront une offensive victorieuse contre la deuxième division et l'anéantiront afin de séparer Ramsès II du reste de ses troupes. Encerclé par une armée beaucoup plus puissante que sa division, le pharaon aurait alors invoqué son père et dieu, Amon, en ces termes : "Amon, que se passe t'il donc ? Un père oublie t'il son fils ? Je suis seul, absolument seul au milieu de barbares innombrables. Mes soldats m'ont abandonné en masse, Je t'appelle car je sais qu'Amon est plus puissant que des millions de soldats". Le dieu lui aurait alors répondu : "En avant, en avant, Je suis avec toi, moi ton père, moi le seigneur de la victoire, et j'aime le courage". Le Penthaour rapporte que Ramsès II aurait opposé, seul, une résistance héroïque aux milliers de soldats qu'il devait affronter. Il parviendra à tenir la position le temps suffisant pour la division Ptah vienne à son secours et mette l'ennemi en déroute. Dans la réalité, cette bataille ne connaîtra pas de vainqueur et les deux camps parviendront à un traité de paix qui sera respecté pendant près d'un demi-siècle. Le pharaon acceptera de prendre la fille de Mouwatalli comme épouse en signe de bonne volonté. Dans la version romanesque à la gloire du pharaon, celui-ci apparaît comme un héros surhumain. Il déclare alors : "Je suis devenu l'égal du dieu Montou. J'ai tiré la flèche de la main droite et j'ai frappé de la main gauche. J'étais comme Baal dans sa fureur, J'avais face à moi 2500 paires de chevaux qui ont été anéantis sous les pieds de mes destriers... Pas un ennemi n'a levé la main pour combattre. Le coeur leur a manqué, les membres ont failli, ils ne pouvaient plus tirer et n'avaient plus la force de manier la lance... Je les ai fait tomber comme les crocodiles tombent à l'eau. Ils se sont effondrés, la tête en avant, s'entassant les uns sur les autres. Je les ai tous tués selon mon désir". Lorsqu'il accède au pouvoir après la mort de Séthi Ier, la capitale de l'Empire, Louxor, a perdu un grand nombre de ses prérogatives. Le père du pharaon avait amorcé le déplacement de plusieurs organes du pouvoir en Haute-Egypte, à proximité du delta. Ramsès II poursuivra ce mouvement et créera une ville nouvelle, baptisée Pi-Ramsès (le domaine de Ramsès), qui pourrait correspondre à la ville actuelle de San al-Hajar, l'ancienne capitale des Hyksos alors baptisée Tanis. Grand bâtisseur, le pharaon entreprendra de nombreux chantiers à travers l'ensemble du pays, n'hésitant pas parfois à agrandir les monuments existant et à s'en attribuer la paternité. Il commandera un grand nombre de statues colossales à son effigie, le représentant dans la force de l'âge et sans défaut physique. Sa momie, très bien conservée, révélera une dentition délabrée, un long nez crochu. De plus, le roi souffrait d'insuffisance cardiaque et d'arthrite à la hanche. Il contribuera à la renaissance de la ville de Memphis dont l'un de ses fils était le grand-prêtre d'Amon et y fera édifier un colosse de dix mètres de hauteur. Il agrandira, à l'instar de nombreux pharaons, le temple de Karnak en y ajoutant une cour de quarante piliers osiriaques ainsi qu'un temple de taille plus modeste précédé d'un pylône gigantesque et de colosses. Il fera recouvrir les cartouches de Ramsès Ier et de Séthi Ier dans la salle hypostyle par le sien afin d'en apparaître l'instigateur. La falsification, très imparfaite, ne laisse aucun doute sur la tentative de supercherie. La bataille de Qadesh est sculptée en bas-relief sur le mur extérieur de cette salle. Sa contribution au temple de Louxor consiste dans l'élévation d'un pylône d'une largeur de 65 mètres, également recouvert d'un bas-relief de la bataille de Qadesh, ainsi que dans la création de six statues colossales de 15 mètres de hauteur. Il y fera ériger les deux obélisques dont l'un, qui se trouve aujourd'hui place de la Concorde à Paris, sera offert à la France par Muhammad Ali en 1831. Le roi commandera le temple destiné à son culte funéraire dans la Vallée des Rois, le Ramesseum, naturellement gravé d'une représentation de la bataille de Qadesh et doté d'une statue colossale aujourd'hui effondrée de 18 mètres de hauteur et d'un poids de plus de 1.000 tonnes, la plus imposante connue à ce jour. Il achèvera les travaux du temple d'Osiris à Abydos dans lequel il est représenté en compagnie de tous ses prédécesseurs depuis Ménès ainsi que dialoguant avec les dieux sur une série de piliers. La construction des temples d'Abou Simbel, sauvés des eaux après la construction du haut barrage d'Assouan sur le Nil, constitue l'un des éléments essentiels du rôle de bâtisseur du pharaon. Quatre statues colossales de 21 mètres de hauteur gardent l'entrée du grand temple creusé à même la falaise. Le roi est représenté, à l'intérieur, sous les traits d'Osiris. Le petit temple est dédié à la déesse Hathor et à Néfertari, première épouse du roi. La façade est ornée de six colosses de 10 mètres de hauteur sculptés dans le roc. Quatre d'entre eux représentent le roi et deux la reine. La tombe du roi a été découverte dans une nécropole située sur la colline qui domine le temple de la reine Hatshepsout à Deir el-Bahari. Une équipe d'archéologues américains a découvert à proximité une tombe gigantesque renfermant 67 chambres funéraires. D'après les objets et inscriptions trouvés sur place, il pourrait s'agir de la sépulture des fils du pharaon. L'Empire ne résistera pas à sa mort. Les provinces se rebelleront et les peuples voisins conduiront de nombreuses incursions. |






















